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La
thérapie acoustique d'habituation
Elle
repose sur un constat simple : dans le silence, l'écart entre l'acouphène
et le milieu environnant paraît élévé, et donc la perception du bruit
parasite d'autant surtout si le cerveau n'est pas absorbé par une autre
tâche. Si par contre on introduit un bruit de fond, on diminue l'écart
entre l'acouphène et le milieu environnant, le bruit paraîtra moins
intense pour conditionner le cerveau à mieux le tolérer.
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Quelques
règles sont
donc à édicter :
- Fuir le silence
qui majore artificiellement l'acouphène et le rend moins tolérable.
- A l'inverse,
il est préférable de ne pas masquer l'acouphène, c'est à dire faire
entendre un bruit à l'oreille plus intense que l'acouphène.
Le but en effet de la thérapie est de s'y habituer, de ne plus y prêter
attention. Il
faut donc que le bruit rajouté soit moins fort que l'acouphène qui
doit rester perceptible.
- Il faut aussi
qu'il soit soumis aux deux oreilles pour ne pas créer de déséquilibre
au niveau du cerveau. Il convient donc de porter deux générateurs
de bruit, un sur chaque oreille.
- Si en plus il
existe une perte auditive, une correction est largement souhaitable
dans le même temps pour améliorer la perception auditive du patient.
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